Accueil Une convivialité ancestrale 200 ans d'huilerie Procédé d'extraction Nous contacter

La Famille SUGUENOT, six générations d'huiliers
Une huilerie dans la plus pure tradition, un artisanat respectueux des méthodes ancestrales.

Noix crues, en début de poêlée

Noix cuites, prêtes à presser

Mise en presse des noix

Un scourtin fait de cheveux

Tourteaux empilés

Ramassage des noix sur le meulage
Le procédé d'extraction de l'huile dans un cadre "d'antan"

Un voyage dans le temps
            La particularité de l'Huilerie Suguenot-Schultz est que ce procédé se déroule dans un atelier qui a bénéficié de la patine du temps et n'a guère changé depuis plus d'un siècle! On s'y replonge avec délectation dans l'atmosphère d'antan! Les étapes sont toujours suivies avec grand intérêt et plaisir par les clients qui peuvent s'installer sur le très vieux banc pour discuter et lire les maximes écrites et affichées sur le mur de l'huilerie par Michel Suguenot. L'ambiance parfumée (au point qu'en en sortant, on sait d'où vous venez !) de l'huilerie, est à la joie et il n'est pas rare qu'une famille entière vienne faire faire son huile avec déjeuner ou goûter et bonne bouteille, et même finir la journée avec l'huilier et sa famille !
Un savoir-faire hérité
            L'Huilerie Suguenot-Schultz détient le savoir-faire pour fabriquer l'huile de colza, d'oeillette (désormais interdite), de navette ou de moutarde. En fait, sa production se compose en grande partie de l'huile de noix. Les cerneaux de noix sont fournie par les clients ; ces noix sont donc préalablement cassées et l'amande séparée de la coquille - souvent au cours de veillées avec voisins et/ou famille -.
La pesée
            Avant la mise sur le meulage, Jean-Jacques Schultz, le huilier, pèse soigneusement chaque quantité apportée puis mélange les quantités de qualité égale. La quantité de cerneaux nécessaires à une "pilée" (ou "pressée") se situe entre 18 et 22 kilos. Sur le devant de la meule, deux petites raclettes verticales regroupent les cerneaux et nettoient le meulage au fur et à mesure du passage de la meule. Celle-ci est dorénavant mue par un moteur électrique (en cas de panne de courant, un moteur diesel monté en 1946 prend le relais); les moteurs reliés par des courroies de transmission font tourner une grande couronne dentée fixée sur un axe perpendiculaire à la meule. Avant l'arrivée de l'électricité, ce sont deux chevaux qui se relayaient, un le matin, un autre l'après-midi, le premier allant aux champs l'après-midi et ainsi de suite... Le travail de l'huilerie était particulièrement pénible pour les chevaux car ils devaient tourner sans cesse dans un rayon relativement court, ce qui les obligeait à marcher en biais.
La poêlée
            Revenons à la fabrication de l'huile... Les cerneaux, écrasés en un temps estimé suffisant par une vérification manuelle de l'huilier, sont ramassés dans un bac en tôle et emportés vers la "poêle" dans laquelle ils sont versés. Cette "poêle" en fonte de 4 cm d'épaisseur et d'environ 1 mètre de diamètre, est incorporée dans un fourneau en briques réfractaires et possède, dans le milieu de sa cuve, une malette d'acier appelée "malaxeur" fixée sur un axe vertical actionné doucement et constamment pendant la cuisson. A côté de la poêle, le tas de "bûchettes" de bois de charme (de 3 ans d'âge minimum), petits morceaux fendus très régulièrement et impeccablement empilés près du fourneau : ce bois sert à la cuisson et l'huilier l'utilise avec parcimonie suivant la température et l'évolution de la pâte ; la température ne doit pas dépasser 80° : si trop faible, elle donne un mauvais rendement, si trop élevée, l'huile noircit et sera amère. C'est donc l'étape de fabrication qui nécessite le savoir-faire de l'huilier car il travaille au nez, à l'oeil et avec doigté ! Il suffit de le voir tourner sa pâte de temps en temps et arrêter au moment où l'huile affleure ; il sait aussi doser le bois dans le fourneau pour conserver la température adéquate...
La pressée
            Quand la pâte est bonne pour la presse, l'huilier en met environ la moitié dans une caisse ouverte et, avec sa pelle, la transporte vers la presse. Les deux presses de l'Huilerie Suguenot, l'une pour les noix, l'autre pour le colza, la navette et la moutarde, sont des presses hydrauliques dont la pression par la pompe peut atteindre 125 tonnes. Le huilier y vide les 10 kg de pâte, place un tapis appelé "scourtin" (fabriqué en 1927 avec des cheveux et encore impeccable aujourd'hui), puis une plaque d'acier chauffée, puis un autre scourtin et le reste de la pâte, et enfin deux scourtins sur le dessus. La presse est alors fermée et monte en pression pendant vingt minutes. C'est alors que la belle huile dorée commence à s'écouler dans un seau à mesures (décalitre). Vient ensuite le partage de la pilée au pro rata entre les clients, sachant que 20 kg de cerneaux donnent environ 10 litres d'huile.
            Le résidu des noix pressées qui est retiré après pressage est appelé "tourteau". Il s'en dégage une odeur alléchante de noix chauffée mais on peut difficilement l'utiliser, sauf à en nourrir les oiseaux !  Le déroulement de ce processus est quasiment identique pour le colza et les "graines" en général, sauf que ceux-ci sont passés à l'aplatisseur avant de les écraser à la meule. Ainsi se déroulent les journées à l'huilerie, la saison commençant au mois de décembre pour durer plusieurs mois, selon les années et les récoltes ! Après sa visite en 1993, Gabriel Leclercq nous a laissé le commentaire suivant :

"Quelle atmosphère imprégnée de l'odeur de la noix,  quel décor dans cet atelier aux dimensions exigües,
 
au bois patiné par l'huile, aux transmissions aériennes par courroies, où Michel n'arrête pas une minute, allant de la meule au four, du four à la presse,
ce qui ne l'empêche pas de répondre avec le sourire à
toutes les questions que l'on peut lui poser ! Ecologiste bien avant que l'on en parle,
il est toujours prêt
à vous exposer la manière dont il voit la vie,  avec la nostalgie du bon vieux temps".

 Outre le pressage ponctuel pour les particuliers, l'huilerie propose également sa propre production
d'huile de colza certifié bio, de noix et noisettes, tournesol, lin, moutarde et oeillette.
Elle en assure le filtrage et la mise en bouteilles scellées de cire pour une meilleure conservation.
Ces produits artisanaux sont en vente à des prix  intéressants, en formats de 37,5 et 75 cl.

N'hésitez pas à nous contacter pour vos commandes.

Sont également proposées l'huile de lin et d'oeillette pour lesquelles l'huilerie lance un
APPEL aux PRODUCTEURS
assez rares dans notre région. Contactez-nous vite !


A noter pour les particuliers :
grâce au soutien d
'un généreux donateur,

l'huilerie dispose désormais de cette machine capable de casser 70 kg de noix
en 1 heure
et de dégrossir le tri entre coques et cerneaux.

Moyennant une modeste participation, épargnez-vous le traditionnel "casse-noix"...  
Demandez à en p
rofiter !

Empilage des bûchettes de bois de charme

Michel Suguenot prépare la presse ouverte

Michel Suguenot brasse les noix en fin de cuisson
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